C'est au cours de la saison 1949/50 que des contacts furent pris pour la création d'une section roller skating au Métallo Sport Chantenaysien.

Les effectifs du Roller ACBL, club fanion Nantais s'étaient gonflés suite à la disparition du Roller RACC. De nombreux joueurs de Rink Hockey, se trouvèrent par la force des choses sur la touche, car un seul club était en activité à Nantes.

Les origines des Métallos, le roller ACBL 001

La photo prise dans la salle mythique du Palais du Champ de Mars, cela ne s'invente pas, date des années 1948/50. Elle représente les effectifs du Roller ACBL avant la création du MSC.

On y reconnait 

Debout de gauche à droite :X, Jean Trenit, Claude Haslé dit Petit Claude, Jacques Pontoizeau, Claude Boury, Alfred Bocéno dit Frédo, Jacky Ravilly, Mr Detoc, X, Mr André Boulord, Carière, X, Victor, Roger Roy, Marcel Bertho, Horace Florès, Roger Polo, X.

Accroupis : Herminio Florès, Roger Boulord, X, X, Boyer, X, Maurice Beaulieu, X.  

Champ de Mars Herminio Flores

Herminio Florès, une des légendes du Rink Hockey Nantais, témoigne dans Presse Océan.

Avec l'appui de Mr Guillard, Président du MSC Omnisport, la section Roller Skating se constitua en 1950.

Son premier Président élu était Mr André Boulord, ex Président du Roller RACC et pour le seconder Mr René Guyader, le grand père d'un certain Yann Guyader. Ces 2 hommes vont faire le maximum pour que le MSC arrive au plus haut national. 

Nous remercions les témoins de cette époque de bien vouloir nous apporter leurs témoignages et anecdotes afin de respecter au mieux la mémoire pour que l'histoire continue.

Les propos de notre Ami Jacques Houssais sont éloquents :

Ma mémoire, sans remuer nos neurones, et en suivant ton parcours, MSC > OCH St Herblain > ASTA > MSC, confirme, la vie du patin a été et sera toujours en conflit. Le principal, c'est que le patin vive et prospère. Horace et Herminio FLORES sont venus en France comme exilés politiques. Ils ne sont retournés revoir leur famille qu'autour des années 60/70 au prix d'être emprisonnés sous le régime de Franco. Passionnés de roller ils ont su motiver les instances industrielles des chantiers de Nantes pour que cette jeunesse se rassemble et c'est grâce à certains dirigeants des chantiers qu'une aide matérielle s'est opérée pour remettre à jour le Champs de Mars après le départ des Allemands (Nettoyage, remise en place de l'électricité etc ... fait par toute l'équipe sportive travaillant ensemble aux chantiers).

A l’époque les patins étaient bricolés au chantier, je pense que ces deux frères avaient un fond de stock de matériel « Antonio". Les ponts et supports de pont sur une plaque métallique auront été les premiers patins de plusieurs générations, dont la mienne. Aussi, c’est mon interprétation, tous les noms que tu sites, si ils n’avaient pas gardés un esprit de clocher très régionaliste, cet esprit était identique à Bordeaux, à Lyon, à Paris et dans le Nord, le patin aurait gardé sa place de N° 1 de l’époque. Il faut le croire, le FCN demandait à décaler les matchs de Rink Hockey afin que le patin ne fasse pas d’ombre au foot. Les photos et la vidéo de Gilbert Guyader de l’époque du Champ de Mars l’attestent.

Dans une famille il y a toujours des conflits, le MSC s'est créé ainsi. Mon père faisait parti de ceux là. Un autre conflit lui fit créer l'ASGEN, à chaque fois il redémarrera avec des jeunes. Par la suite il a vu que le patin était tout petit en France, il choisit d'être plus anonyme en tant que club (AS DECRE, club discret qui lui a permis d'être libre sur ce qu'il a fait au cours de la période 60/70 et d’être un élu régional et national sans casquette club, qui comme toujours crée des tensions et tend à tirer les couvertures vers soi.

Il a fait ce qu’il croyait, toutefois il nous a laissé un patrimoine, la piste de la Durantière qui est un challenge pour toi et la Colinière. J’ai été son secrétaire particulier au cours de cette période, je peux te dire qu’il a fallu en faire des concessions pour que ces deux projets aboutissent.

Je t’en avais dit deux mots, il aurait bien aimé que celle de la Colinière porte son nom. On est pas prophète en son pays. Au cours de cette période je sais qu’il a fabriqué un beau gâteau autant sur le plan local que national, je ne sais pas si il n’a pas su le partager ou si trop de gourmands se sont servis sans scrupule. L’historique de la vie du patin après son départ m’a confirmé ce qu’il voyait venir.

Merci Jacques pour ce témoignage qui en dit long ...

Petit Breton